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	<title>Commentaires sur : L&#8217;accent québécois ou français ?</title>
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	<description>Blog Québec: Actualité Sports, Stars, Cinema, Musique et everything HOT</description>
	<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 01:22:54 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Michel Boivin</title>
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		<dc:creator>Michel Boivin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 16:39:57 +0000</pubDate>
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		<description>L’accent des Québécois est un mélange d’archaïsmes et d’anglicismes dû à 200 ans d’évolution en vase clos, (1760-1960) sans contacts culturels officiels entre la France et le Québec. Quand la France a abandonné par le Traité de Paris (1763) la Nouvelle-France aux mains des Anglais à l’issue de la Guerre de Sept-Ans, quelque 70 000 Canadiens-Français ainsi nommés à l’époque, ont été livrés à eux-mêmes. Ils étaient tous originaires des provinces françaises de l’ouest; l’unité linguistique était un fait accompli depuis l’arrivée des ‘’Filles du roi'’ au XVIIe siècle, les mères de la nation québécoise. Le français parlé en Nouvelle-France à cette époque était de même qualité que celui parlé dans la mère-patrie. Sous le régime anglais (1760-1931), l’Église catholique s’est fait gardienne de la religion, de la race et de la langue. C’est en grande partie grâce à elle que les Québécois parlent toujours français aujourd’hui. Comme il a été dit plus haut, livrés à eux-mêmes et évoluant dans un environnement complètement anglophone (le Canada anglais et les États-Unis au sud) au cours des siècles qui ont suivi, les Québécois ont conservé cette langue et cet accent du XVIIIe siècle qui les caractérisent. Quant aux anglicismes qui truffent leur langue, ils sont le fait du contact avec l’anglais qui, à partir de la Conquête de 1760, n’a cessé de croître pour devenir la langue majoritaire en Amérique du Nord (330 millions d’anglophones contre quelque huit millions de francophones). Ceux qui font référence à l’influence américaine dans la langue québécoise sont dans l’erreur en partie, car ils oublient que le Canada est un pays bilingue et que plus de 20 millions de Canadiens sont unilingues anglais. Les Américains n’ont rien à voir dans le parler des Québécois, du moins jusqu’à l’avènement du cinéma, de la télévision et des autres médias électroniques. Par contre, tel est le cas de ceux que l’on nomme Franco-Américains, issus de l’émigration du quelque million de Québécois à la fin des XIXe, début XXe siècles, à cause des disettes et crises économiques qui ont marqué cette période ici (encouragés aussi par l'Église, faut-il préciser), ont franchi la frontière pour s’établir en Nouvelle-Angleterre. Ils sont autour de 20 millions aujourd’hui et ceux qui parlent encore français ont vraiment un accent, des intonations, un vocabulaire typiquement américains. Ce qui n’est pas le cas au Québec. Enfin, bien que le parler des Québécois diffère de celui pointu des Français, surtout ceux d’Île-de-France, la langue écrite est la même : même grammaire, même syntaxe, même orthographe. Le lexique diffère bien évidemment marqué et enrichi des néologismes, archaïsmes et anglicismes dus au contexte géopolitique du Québec. N’en fut-il pas ainsi du latin qui, au contact des peuples conquis qui ont constitué l’empire romain de jadis, a donné naissance aux langues romanes d’aujourd’hui ? Et l’accent du français de l’Hexagone, il vient d’oü ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L’accent des Québécois est un mélange d’archaïsmes et d’anglicismes dû à 200 ans d’évolution en vase clos, (1760-1960) sans contacts culturels officiels entre la France et le Québec. Quand la France a abandonné par le Traité de Paris (1763) la Nouvelle-France aux mains des Anglais à l’issue de la Guerre de Sept-Ans, quelque 70 000 Canadiens-Français ainsi nommés à l’époque, ont été livrés à eux-mêmes. Ils étaient tous originaires des provinces françaises de l’ouest; l’unité linguistique était un fait accompli depuis l’arrivée des ‘’Filles du roi&#8217;’ au XVIIe siècle, les mères de la nation québécoise. Le français parlé en Nouvelle-France à cette époque était de même qualité que celui parlé dans la mère-patrie. Sous le régime anglais (1760-1931), l’Église catholique s’est fait gardienne de la religion, de la race et de la langue. C’est en grande partie grâce à elle que les Québécois parlent toujours français aujourd’hui. Comme il a été dit plus haut, livrés à eux-mêmes et évoluant dans un environnement complètement anglophone (le Canada anglais et les États-Unis au sud) au cours des siècles qui ont suivi, les Québécois ont conservé cette langue et cet accent du XVIIIe siècle qui les caractérisent. Quant aux anglicismes qui truffent leur langue, ils sont le fait du contact avec l’anglais qui, à partir de la Conquête de 1760, n’a cessé de croître pour devenir la langue majoritaire en Amérique du Nord (330 millions d’anglophones contre quelque huit millions de francophones). Ceux qui font référence à l’influence américaine dans la langue québécoise sont dans l’erreur en partie, car ils oublient que le Canada est un pays bilingue et que plus de 20 millions de Canadiens sont unilingues anglais. Les Américains n’ont rien à voir dans le parler des Québécois, du moins jusqu’à l’avènement du cinéma, de la télévision et des autres médias électroniques. Par contre, tel est le cas de ceux que l’on nomme Franco-Américains, issus de l’émigration du quelque million de Québécois à la fin des XIXe, début XXe siècles, à cause des disettes et crises économiques qui ont marqué cette période ici (encouragés aussi par l&#8217;Église, faut-il préciser), ont franchi la frontière pour s’établir en Nouvelle-Angleterre. Ils sont autour de 20 millions aujourd’hui et ceux qui parlent encore français ont vraiment un accent, des intonations, un vocabulaire typiquement américains. Ce qui n’est pas le cas au Québec. Enfin, bien que le parler des Québécois diffère de celui pointu des Français, surtout ceux d’Île-de-France, la langue écrite est la même : même grammaire, même syntaxe, même orthographe. Le lexique diffère bien évidemment marqué et enrichi des néologismes, archaïsmes et anglicismes dus au contexte géopolitique du Québec. N’en fut-il pas ainsi du latin qui, au contact des peuples conquis qui ont constitué l’empire romain de jadis, a donné naissance aux langues romanes d’aujourd’hui ? Et l’accent du français de l’Hexagone, il vient d’oü ?</p>
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